Du 12 au 16 octobre 2026, dans les Préalpes vaudoise, en Suisse.
Ce camp est administré par La Tour-de-Peilz.
Dès les premiers instants, lorsque les sacs se déposent au sol et que la montagne s’ouvre devant eux, les enfants sentent qu’ils entrent dans un autre monde. L’air frais, les odeurs de bois et de pâturages, les rires qui résonnent autour du chalet : le camp commence comme une invitation à ralentir, à s’ancrer, à vivre au rythme de la nature.
Encadré·e·s par une équipe expérimentée, les jeunes forment une petite communauté temporaire où coopération, autonomie et respect du vivant sont au cœur de l’expérience.


La première journée est dédiée à la découverte des lieux. On explore les sentiers autour du chalet, on identifie ensemble les dangers potentiels, on découvre les espaces communs et les coins secrets de la forêt toute proche. Les enfants s’installent dans leurs chambres, déposent leurs affaires dans des espaces douillets et partagés, et prennent leurs repères dans cette maison chaleureuse en bois.
Le soir venu, le crépitement du feu dans la cheminée accompagne les premiers repas pris en commun. Ce moment fondateur donne le ton : ici, chacun·e contribue à la vie collective. Les repas sont préparés ensemble, cuisinés dans la grande cuisine rustique ou sur le feu extérieur lorsque la météo le permet. Les tâches sont partagées, les échanges se font en cercle. L’expérience commence doucement à tisser des liens entre les enfants, les mentors et le vivant qui les entoure.


Chaque jour, les sens s’ouvrent un peu plus. On apprend à marcher silencieusement sur le sol forestier, à reconnaître une trace fraîche laissée par un chamois ou le cri d’un milan royal. Les jeunes s’initient à l’art de pister, d’observer et d’interpréter les signes invisibles de la montagne.
Au fil des jours, la nature devient une alliée, et le chalet, un cocon. Lorsque la nuit tombe et que la lune éclaire les montagnes, on se réunit autour d’un feu extérieur pour écouter des histoires ou chanter sous les étoiles. Puis vient le moment de retrouver la chaleur du bois, les chaussettes sèches et les lumières tamisées. Les soirées se prolongent parfois autour de contes, de jeux calmes ou de discussions dans le salon.


Ces instants nourrissent l’imaginaire collectif et ouvrent la porte à des réflexions profondes sur notre lien au vivant. Les cercles du soir sont des temps précieux où chacun·e peut partager ce qu’iel a ressenti dans la journée : une découverte, une peur dépassée ou une joie simple. Ces moments d’écoute et de parole forgent une culture commune, une véritable petite communauté.
Le jeu tient une place essentielle. Camouflés entre les arbres, les enfants se lancent dans des missions secrètes, apprennent à coopérer, à se repérer, à se faire confiance. Ces jeux immersifs développent l’agilité, la curiosité, le sens de l’observation et la cohésion du groupe. Les mentors accompagnent avec attention, guident sans imposer, encouragent chacun·e à explorer ses dons, à prendre sa place dans le groupe.
À travers les activités, se tisse une relation intime à la forêt. Les enfants découvrent les plantes, écoutent le langage des oiseaux, observent les insectes, comprennent les cycles qui relient tous les êtres vivants. Cette immersion développe une sensibilité profonde et durable au vivant, une conscience que nous faisons partie d’un tout plus vaste.


Le cinquième jour est celui de la clôture. Le groupe range les espaces communs, nettoie les alentours et prend le temps de faire le bilan ensemble. Un dernier cercle est organisé, dans le salon ou devant le chalet, pour permettre aux enfants de partager ce qu’iels ont découvert ou ressenti pendant leur séjour. Ce temps de transmission marque la fin du camp et la transition vers le retour à la maison.
Tout au long de la semaine, la sécurité et le bien-être des enfants sont une priorité. L’équipe encadrante veille à créer un cadre bienveillant et structuré qui favorise l’autonomie sans jamais la forcer. Le rythme respecte les besoins naturels des enfants : temps calmes, pauses, respect des envies et des limites de chacun. Le chalet offre un lieu sécurisant et accueillant pour se reposer, rêver, lire ou simplement écouter la montagne respirer.
Ce camp n’est pas seulement une aventure en montagne : c’est une expérience fondatrice qui développe des savoir-faire concrets, une confiance en soi renforcée et une relation vivante à l’environnement. Les enfants repartent avec des compétences pratiques, des souvenirs forts et une nouvelle façon de regarder la nature.
